L’entretien d’embauche par téléphone: les choses qu’ont oublie

 

Votre CV a tapé dans l’œil d’un recruteur, il vous appelle donc pour vous convier à un entretien d’embauche. Mais dans l’euphorie du moment, vous allez, comme la plupart des candidats, oublier de poser quelques questions essentielles. Voici le pense-bête de l’entretien téléphonique.

- Le contexte du recrutement Il est important, lors de ce premier échange téléphonique, de connaître les raisons pour lesquelles l’entreprise a engagé ce processus recrutement. « Ces informations peuvent permettre au candidat de mieux appréhender la manière dont il s’inscrira dans sa future équipe », assure Franck YONBOUE. En effet, celle-ci sera différente s’il s’agit d’une création de poste ou d’un remplacement suite à une démission. « Se renseigner sur le contexte du recrutement permet également au candidat d’entrer dans l’histoire du poste et de s’y projeter plus efficacement », ajoute t’il. Par ailleurs, vous pouvez également demander au recruteur s’il a déjà contacté d’autres candidats pour le poste à pourvoir. Cela vous donnera la possibilité de mieux vous positionner le jour de l’entretien.

- Le type d’entretien d’embauche Comme vous le savez, un entretien individuel ne requiert pas la même préparation qu’un entretien collectif ou qu’entretien par simulation. Pour mettre toutes les chances de votre côté, veillez à interroger votre interlocuteur sur la forme que prendra votre rencontre. Car si un entretien individuel dure, en moyenne, une à deux heures, un entretien collectif peut s’échelonner sur une journée entière. Poser cette question vous permettra également de mieux appréhender les habitudes du recruteur en matière d’entretien. Cette question vous éclairera aussi sur les pièces à fournir le jour de l’entretien. CV, photocopies de diplômes et références peuvent, par exemple, être demandés au cours d’un entretien individuel.

- L’environnement du poste Même si l’offre d’emploi rédigée par l’entreprise est détaillée, il convient de questionner le recruteur sur l’environnement du poste, les missions et le champ de responsabilités. « C’est l’occasion de s’assurer que tous les critères listés dans l’annonce sont indispensables pour le poste », explique Franck YONBOUE. Attention à ne pas poser de questions trop générales. « Je m’attends, à cette étape, à ce qu’un candidat « Un responsable d’exploitation doit par exemple me demander le nombre de conducteurs qu’il devra encadrer ».

- Des détails sur l’entreprise « Quels sont les projets de l’entreprise à court terme ? », « Quels sont les chantiers prioritaires en 2013 ? », « Quelle part de marché détenez-vous sur le segment du … ? » Franck YONBOUE. Poser, dès le premier échange téléphonique, des questions précises sur l’entreprise peut vous faire gagner des points dans la mesure où cela démontre que vous êtes dans une démarche sérieuse. A contrario, se renseigner auprès du recruteur sur des éléments aussi basiques que la taille de l’entreprise ou le secteur d’activité dans lequel elle évolue peut vous nuire. Et pour cause : vous êtes supposé vous être renseigné sur l’entreprise avant d’avoir envoyé votre candidature. Ainsi, « si le candidat est pris de court et qu’il n’a plus les éléments sur l’entreprise en tête, il est préférable qu’il propose au recruteur de le recontacter ultérieurement, en prenant un rendez-vous téléphonique par exemple », explique Franck YONBOUE.

- Le nom de son interlocuteur C’est pourtant loin d’être un détail, mais cela arrive très souvent. «Un candidat qui arrive en entretien sans connaître le nom de la personne qu’il doit rencontrer peut donner l’image de quelqu’un qui manque de professionnalisme », estime Franck YONBOUE. Si vous n’avez pas bien entendu le nom du recruteur lorsqu’il s’est présenté, n’hésitez pas à lui suggérer de le répéter. « Il est également possible de lui demander un mail de confirmation précisant le lieu et l’heure de l’entretien », ajoute-t-il. Enfin, pour adapter son discours le jour J, il est intéressant « de demander quels types d’interlocuteurs recevront le candidat » Franck YONBOUE. En effet, un responsable des ressources humaines ne sera pas sensible aux mêmes arguments qu’un manager ou qu’un opérationnel.

L’équipe RH de l’association ARJID

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